EmoGuideII.L'EMOb.D'où vient le mouvement EMO ? En 1985, Ian MacKaye et Minor Threat s'écartèrent de la scène hardcore classique de Washington DC pour s'orienter vers un autre genre qui gagna en peu de temps de nombreux groupes et furent à la base de nombreuses influences. L'emotionnal hardcore, ou emocore pour les intimes, était né ! Le courant emocore se récupercutant, il devint un véritablement mouvement connu sous le nom du mouvement EMO. Comme tous les courants, il connu des déviances musicales tel que l'emocore devenu screamo sur la scène de San Diego tout en prenant des airs plus chaotiques et agressifs ce qui est plutôt ironique quand on pense que l'emocore est né car les autres amateurs de hardcore dénigraient ce nouveau style de hardcore qu'ils qualifièrent cyniquement d'émotionnel par son aspect peu agressif et ses paroles déviantes. Néanmoins, le mouvement emo connu un grand choc à la séparation du groupe Hoover en 1994, ce qui mit fin à la première vague Emo de Washington DC. S'en suivit la seconde vague emo, plus courte et moins attrayante que la première ; elle se caractérise par l'implémentation de l'emocore parmis le style musical de nombreux groupes ainsi que sa propagation d'ordre général. La deuxième vague voit néanmoins la naissance d'un genre important ; l'indie emo. Indie signifiant usuellement " indépendant " pour la musique underground mais cette nomination d'indie emo s'est répercutée sur tout un pan musical créant un genre divergeant encore une fois. A l'opposer de l'emo indépendant, la scène emo s'entend au niveau national aux USA et devient donc intéressantes pour les gros producteurs et les majors. Beaucoup de groupes vont donc se tourner vers cette alternative commerciale et souvent perdre ironiquement leur style emo pour un style punk/rock, rock progressif ou pop/punk plus commercial. En 1998, le magasine Teen People publie un article annonçant que le mouvement emo est le nouveau genre musical branché. Au passage du second millénaire, l'emo indie sera presque mort ; seuls quelques groupes auront résistés. C'est ce phénomène qui marquera la fin de la seconde vague emo et fera suivre la troisième vague. Celle-ci s'étend de 2000 à aujourd'hui, et se forme à la disparition de la scène emo underground. C'est également là que se produisit une erreur qui vaudra un forte démarquation dans la troisième vague emo ; le suivit de groupes comme Jimmy Eat World qui, une fois devenu commercial, devient également du punk/rock et plus de l'indie emo ni de l'emocore simple. Malheureusement, les médias ont continué à le classifier comme tel alors qu'il refusait cette étiquette ce qui fait que nombre de groupes ont pris le genre " emo " tout en jouant du punk/rock. Beaucoup de groupes se revendiquent alors emo ou sont catalogués emo tout en jouant du punk/rock ou du pop/punk. En 2003, Chris Carraba offre une nouvelle façon de penser la musique emo en privilégiant les problèmes affectifs et en cultivant l'idée de l'amour ce qui crée une attirance forte des adolescents pour le mouvement emo car, faisant leurs premiers pas dans l'amour, ils trouvent le réconfort dans les paroles des musiques de Carraba. Le terme emo continua à se troubler en se popularisant du au fait que les maisons d'éditions désireuses d'offrir de la primeur sur ce nouveau genre ; qualifièrent un peu vite tout et n'importe quoi comme étant emo. Au final, tout ce qui donnait un peu de sublime aux émotions ou qui parlait d'amour prenait directement l'appellation d'emo. On s'est donc retrouvé avec du punk emo, du rock emo,… Qui n'ont rien à voir avec un mix entre l'emocore et le punk ou le rock. Le débordement grossissant ; de nombreux groupes furent qualifiés d'emo par leurs paroles, leur style vestimentaire, le type de leur public ou quelques similarités musicales. Ce qui anima de nombreux débats sur la possibilité qu'un groupe soit emo ou pas. Pour finir, la troisième vague arriva vers son apogée dans le courant des années 2005-2006 où elle commença à se répandre au niveau mondial via l'internet. Ce style court toujours et continue de s'étendre grâce à l'aide d'internet et des groupes actuels. Au final, l'attribution du terme emo dans la culture d'aujourd'hui n'a presque plus rien en rapport avec l'emocore. Certains puristes ou anciens emos sont encore fort axés sur ces origines mais à part ça il n'y a plus vraiment de point commun entre l'emo actuel tel qu'on qualifie toute personne écoutant un genre punk ou rock un peu sensible ou exaltant les sentiments ou ayant un look porté sur l'emo de la deuxième vague et l'emo originel qui écoutait un hardcore plus doux que les autres.